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Comment faire annuler

une mesure de soins psychiatriques
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CCDH a récolté une liste de jurisprudences !


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Voici comment en faire la déclaration

psychotrope

Cette déclaration est essentielle

pour la sécurité des patients !






L'hospitalisation sous contrainte jugée inconstitutionnelle


L'internement sous contrainte d'une personne, à la demande d'un tiers (parents, proche...), ne pourra plus être prolongée au-delà de quinze jours sans l'intervention d'un juge, selon une décision du Conseil Constitutionnel.


Le conseil a censuré l'article du Code de la santé publique régissant le maintien de l'hospitalisation sans consentement à la demande d'un tiers (HDT) qui ne prévoit pas l'intervention d'un juge (magistrat du siège et non des tribunaux administratifs), une mesure qui concerne plus de 30.000 personnes par an.

Les sages du Palais-Royal avaient été saisis de ce sujet fin septembre par une patiente dans le cadre de la procédure de la question prioritaire de constitutionnalité. C'est la première fois qu'ils rendent une décision sur une question concernant les droits et libertés des malades mentaux.
La disposition du Code de la santé sur la HDT a été jugée contraire à la Constitution française qui garantit les droits et libertés des citoyens, selon la décision du Conseil qui vient d'être rendue publique.

Cette décision aura également des effets sur le projet de réforme de la loi concernant les personnes faisant l'objet de soins psychiatriques, examiné en mai en conseil des ministres, qui devra être adapté en conséquence.

L'intervention systématique d'un juge devra être effective à partir du 1er août 2011.


Le gouvernement s'est "engagé" à mettre en œuvre la décision de la Haute Assemblée avant cette date, vendredi dans un communiqué commun du Garde des Sceaux et des ministres de l'Intérieur et de la Santé.

Le Parlement a huit mois pour voter un texte mettant en œuvre cette décision.

Le Conseil s'est basé sur l'article 66 de la Constitution qui exige que toute privation de liberté soit placée sous le contrôle de l'autorité judiciaire, "gardienne de la liberté individuelle", comme c'est déjà le cas pour la garde à vue ou la rétention administrative des étrangers. Dans ces deux cas, passé un délai de 48h, la prolongation de la privation de libertés ne peut se faire que sur décision judiciaire.
Le Conseil a jugé que le maintien de l'hospitalisation sans consentement (HTD) devait également être soumis à un régime de confirmation. La possibilité de prolonger l'hospitalisation au-delà de quinze jours sur la base d'un simple certificat médical est, selon lui, contraire à la Constitution.
Plus de la moitié des 62.155 patients hospitalisés sans consentement en HDT, dont la durée de séjour dépasse les deux semaines, sont concernés par cette mesure.

La CCDH, association luttant pour le respect des droits de l'homme en psychiatrie, se réjouit d'une telle décision. Depuis la création de l'association en 1974 en France, ce sont des milliers de victimes d'abus psychiatriques qui ont été aidées par la CCDH.

Depuis de nombreuses années, la CCDH a organisé des centaines d'évènements (manifestations, expositions, stands d'informations, conférences etc.) pour demander à ce que la loi et les droits de l'homme en psychiatrie soient respectés. L'association demande à ce qu'il y ait plus de contrôle dans les hôpitaux, où chaque année, plus de 73 000 personnes sont internés de force.

Interner quelqu'un est avant tout une privation de libertés. Ce pouvoir est aujourd'hui décerné à la justice, et non à la psychiatrie. La psychiatrie s'est trop longtemps octroyé ce pouvoir, cela a entrainé de nombreux internements abusifs et des vies détruites.




Lundi 28 Décembre 2015
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