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Les actions de la CCDH



En France, la Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme a été créée en 1974 pour lutter contre les atteintes aux droits de l'homme en psychiatrie.

La France se distingue négativement par une présence et une influence psychiatrique particulièrement importantes dans la société. Avec 13 800 psychiatres, la France compte plus de psychiatres par habitant que la plupart des pays industrialisés. A titre de comparaison, il y aurait 10 000 psychiatres en Angleterre pour une population légèrement supérieure et à peine 4 000 en Italie.

Il faut rapprocher ce chiffre du nombre d'internements sous contrainte qui est de plus de  73 000 par an en France (2012) contre moins de 25 000 en Angleterre ou en Italie.
De même, la consommation de "médicaments", que nous appelons plus logiquement drogues psychiatriques, est en France 3 fois supérieure à ce qu'elle est dans ces mêmes pays, la France se classant première au niveau mondial en la matière.


Ces éléments déterminent les priorités en terme d'actions menées en France contre les abus psychiatriques.

La campagne la plus importante concerne la question des internements sous contrainte.

CCDH dénonce depuis 10 ans l'augmentation spectaculaire du nombre de personnes internées contre leur volonté. A travers de nombreuses manifestations devant des hôpitaux, des conférences publiques au cours desquelles peuvent s'exprimer à la fois des victimes et des spécialistes de la question se battant à nos côtés (médecins, associations de patients, sociologues), la CCDH a pu véritablement susciter une prise de conscience sur ce sujet.

De nombreux contacts ont été pris avec les autorités, les parlementaires, les représentants de justice et même les maires afin de les informer de la situation. Un premier succès a été obtenu en 2001 avec la publication du rapport de la Cour des Comptes qui attirait l'attention sur l'augmentation excessive du nombre d'internements psychiatriques en France. La CCDH ayant obtenu également les rapports par départements sur l'évolution des internements, la campagne a été amplifiée avec la diffusion auprès des médias mais aussi de toutes les autorités publiques des chiffres des hospitalisations sous contrainte par zone. Des plaintes ont été également déposées contre des hôpitaux psychiatriques ne respectant pas la loi, et en particulier contre ceux qui utilisent abusivement une procédure dite d'urgence pour faciliter les internements.

En 2004, une nouvelle étape a été franchie avec la demande faite par un député du Nord, Monsieur Georges Hage, de créer une commission d'enquête parlementaire sur ce sujet des internements psychiatriques. La multiplication des articles et émissions sur ce sujet ont permis véritablement de créer cette prise de conscience nécessaire. Les députés ont décidé en mai 2004 de créer un groupe d'étude sur le sujet. CCDH continue à informer le plus largement possible sur ce problème.

Chaque année, des membres de l'association ont parcourent des centaines de kilomètres à vélo pour dénoncer la situation en France. S'arrêtant en route devant les hôpitaux psychiatriques pour y manifester, ils recueillent ainsi témoignages et soutiens. Les médias se sont fait largement l'écho de cette initiative. 

La campagne contre les internements sous contrainte n'est pas la seule menée en France par la CCDH. Ainsi, 3 autres campagnes sont menées en parallèle, contre les électrochocs, contre le rôle des psychiatres dans l'escalade du nombre de crimes déments et surtout pour dénoncer le fait que de plus en plus d'enfants sont "étiquetés" comme hyperactifs et sont placés sous drogues psychiatriques. Tout comme pour la campagne contre les internements abusifs, recueil de témoignages, manifestations, conférences et contacts avec les autorités politiques et administratives ainsi qu'avec les associations concernées permettent d'avancer vers une prise de conscience puis vers des réformes dans ce domaine. CCDH met particulièrement l'accent sur les méthodes de diagnostics de la psychiatrie.

En effet, ces diagnostics ne reposent sur aucune analyse ou test permettant de parler de maladie mentale et encore moins de maladie du cerveau. Pourtant, à partir de ces étiquettes totalement arbitraires, en France, des centaines de milliers de personnes sont placées sous tutelle, 73 000 sont privées de leur liberté, des milliers d'enfants sont placées sous drogues et des millions d'autres tombent dans le piège des médicaments psychotropes. Le diagnostic est l'élément de base sur lequel s'appuie la psychiatrie pour justifier ses traitements. C'est pourtant un élément totalement frauduleux qu'il convient de dénoncer si l'on veut que ce système psychiatrique qui semble si puissant puisse être aboli.



Samedi 27 Décembre 2014
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