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Raid à vélo Paris-Strasbourg en 2009


Du 3 au 8 août: Raid à vélo Paris Strasbourg à vélo contre les abus psychiatriques. 10 manifestations devant des hôpitaux psychiatriques auront lieu en route :


  • lundi 3 de 10à 11h devant l'EPS d'Antony
  • lundi 3 de 14 à15h devant le CH Henri Ey à Bonneval
  • mardi 4 de 9h30 à 10h30 devant le CHS Daumezon à Orléans
  • mercredi 5 de 9h30 à 10h30 devant le CHS de l'Yonne à Auxerre
  • jeudi 6 de 9h à 10h devant le CHS de Brienne le château
  • jeudi 6 de 13h30 à 14h30 devant le CHS de Saint Dizier
  • jeudi 6 de 16h30 à 17h30 devant le CHS Fains Veel à Bar le Duc
  • vendredi 7 de 9 à 10h devant le CP de Nancy
  • vendredi 7 de 16h30 à 17h30 devant le CHS de Lorquin
  • samedi 8 août de 15h à 16h devant le CHRU de Strasbourg

A Strasbourg, un dossier sera remis au Conseil de l'Europe dénonçant pour la France la violation de l'Etat de droit en psychiatrie.

La loi n’est pas respectée en psychiatrie. Les visites de contrôle prévues par la loi, et qui obligent les Préfets, Procureurs et Présidents des tribunaux de Grande Instance à effectuer des visites surprises dans les hôpitaux psychiatriques ne sont quasiment jamais réalisées, comme le prouvent les documents obtenus de la part de la plupart des hôpitaux par la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme qui a utilisé pour cela les recours prévus par la loi pour l’obtention de documents administratifs, et ce malgré les risques d'atteintes aux droits de l'homme (internements abusifs, mauvais traitements) qui sont bien réels.

Et ce n’est qu’un exemple du fait justement que la loi n’est pas respectée en psychiatrie. L'association a travaillé sur le cas, à l’hôpital Saint Anne à Paris, d'un jeune homme hospitalisé contre son gré qui a refusé un traitement par électrochocs, par peur justifiée des effets secondaires. Malgré son refus notifié officiellement aux autorités psychiatriques, et en complète violation de la loi qui interdit aux médecins de traiter un patient contre sa volonté, le jeune homme a reçu une séance d’électrochocs. Pourtant, aucune poursuite n’a été engagée contre le psychiatre responsable.

Quand on pense que 15 milliards d’euros sont dépensés chaque année en psychiatrie en France, il est anormal de constater que les contrôles ne sont pas réalisées et que les violences perdurent. Les manifestants veulent transmettre ce message : les psychiatres ne sont pas au dessus des lois.

Ce message s’adresse d’abord au Contrôleur des lieux de détention, Monsieur Jean-Marie Delarue, qui a été nommé l'année dernière et qui est chargé d'effectuer des contrôles indépendants dans les hôpitaux psychiatriques. La CCDH s'était réjouie de cette nomination et demande à Madame Alliot-Marie, Ministre de la justice et à Madame Bachelot, Ministre de la Santé, de bien veiller à ce que le travail de ce contrôleur ne soit pas entravé par le manque de moyens et par l’idée que les psychiatres seraient au-dessus des lois.

Il s’agit du reste d’une discipline de plus en plus controversée, ce qui se comprend quand on sait que le taux de guérison en psychiatrie est inférieur à 1% et quand on voit les relations incestueuses que certains psychiatres entretiennent avec les laboratoires pour promouvoir leurs produits contre de fortes rémunérations parfois occultes.

Parti de l'hôpital d'Antony, le lieu choisi par Monsieur Sarkozy en décembre dernier pour annoncer des réformes en psychiatrie, ce raid à vélo s’achèvera au Conseil de l'Europe à Strasbourg avec un dossier remis pour dénoncer l'absence d'état de droit en matière de psychiatrie en France. Les membres de l'association rappelleront ainsi qu'avant de réformer, il conviendrait déjà de faire respecter la loi en psychiatrie. Les psychiatres ne doivent pas se considérer au-dessus des lois, ce qui porte atteinte au principe d’une justice souveraine et égale pour tous.

Pour toute information, contacter la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme au 06 67 56 88 04 ou au 01 40 01 09 70 (bureau national).



Mercredi 17 Août 2016
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