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Tueries et antidépresseurs


La récente affaire dite de "La tuerie de Pouzauges", relayée dans la plupart des médias, semble inexplicable si on n'y voit pas un lien avec la prise simultanée d'un antidépresseur. Rappelons-en les faits.


Le 30 mai dernier, un médecin vendéen, Emmanuel Bécaud, médecin de province sans histoire, se suicide après avoir tué ses quatre enfants et son épouse. Les enquêteurs confirment qu'il était sous antidépresseur au moment du drame:

"Les analyses toxicologiques montrent la présence d'une molécule à dosage thérapeutique, la sertraline" - un antidépresseur utilisé pour le traitement de l'angoisse et de l'anxiété-, a déclaré le 02 juillet le procureur de la République de La Roche-sur-Yon, Xavier Pavageau, au cours d'une conférence de presse. Les analyses montrent aussi qu'il n'y a pas eu "surmédication", ni "consommation excessive", a-t-il dit. "La question est de savoir si ce médicament lui-même est de nature à entraîner, s'il est mal maîtrisé, mal prescrit, des troubles comme les tendances suicidaires ou l'agressivité vers autrui", a-t-il ajouté.

La sertraline est commercialisée sous le nom de Zoloft, médicament de la famille des IRS (inhibiteurs de la recapture de la sérotonine), dont le chef de file est le Prozac.

En juin 2008, la revue médicale Prescrire (indépendante de l'industrie pharmaceutique) met en garde contre les dangers des IRS dans un article intitulé: "Antidépresseurs IRS et violence". En voici quelques points:

* Les antidépresseurs inhibiteurs dits sélectifs de la recapture de la sérotonine (IRS) ont été, depuis le début des années 2000, reconnus à l’origine de comportements suicidaires chez les enfants d’abord, puis chez les adultes jeunes.
* Des auteurs britanniques ont rassemblé des éléments de pharmacovigilance concernant des symptômes d’hétéroagressivité liés à des antidépresseurs : agitation, irritabilité, hostilité, agressivité, impulsivité, etc. Le rôle des IRS dans des agressions et des homicides a été évoqué.
* Des essais cliniques de la paroxétine ou la sertraline ont mis en évidence une plus grande fréquence de manifestations d’“hostilité” que sous placebo. Le terme hostilité recouvrait notamment violence et agressivité.

Pourtant, la fiche du Vidal consacrée au Zoloft, dans la rubrique des "Effets indésirables possibles du médicament ZOLOFT", mentionne "au mieux" de la "nervosité" ou une "confusion des idées" au milieu d'une longue liste d'effets secondaires d'ordre purement physique ! On rétorquera qu'en cherchant bien ... dans le lexique attaché à la notice, à la rubrique "antidépresseur", puisque le Zoloft est un antidépresseur, il est écrit:

"Le mode d'action des antidépresseurs comporte deux aspects principaux : le soulagement de la souffrance morale et la lutte contre l'inhibition qui enlève toute volonté d'action au déprimé. Il arrive qu'un décalage survienne entre ces deux effets : la souffrance morale peut persister, alors que la capacité d'action réapparaît. Pendant cette courte période, le risque suicidaire présent chez certains déprimés peut être accru. Le médecin en tient compte dans sa prescription (association éventuelle à un tranquillisant) et celle-ci doit être impérativement respectée."

Ne joue-t-on pas aux apprentis sorciers en "levant l'inhibition" qui retient la plupart d'entre nous de commettre des actes violents, contre soi-même et contre ses proches ? A la lecture des circonstances sordides du massacre, on est en droit de s'interroger.

CCDH dénonce le recours abusif et systématique aux psychotropes depuis de nombreuses années. Dans le n° 3 du Déchaîné, CCDH publiait le témoignage révélateur d'Amandine, une jeune femme de 24 ans, qui se retrouve dans les mains d'un psychiatre pour des troubles ponctuels du sommeil. Elle se voit immédiatement diagnostiquer une dépression et prescrire des médicaments psychotres. En voici le résultat, selon Amandine:

L’envie de commettre des meurtres a commencé à m’envahir. Des idées de décapitation, de suicide, tout était mélangé dans mon esprit (enfin ce qu’ il en restait). « Ça y est, j’ étais finie, j’étais devenue folle »

Le fait que des drames tels que celui de Pouzauges défraient la chronique est un phénomène relativement nouveau en France. Comme on sait, les Etats-Unis nous précèdent souvent en la matière. C'est pourquoi CCDH, organisation internationale comprenant plus de 130 antennes dans 31 pays, a déjà lancé plusieurs campagne de sensibilisation du public avec des spots ou des documentaires diffusés à grande échelle, et qui sont accessibles sur notre site.

Espérons qu'une rapide prise de conscience de la dangerosité associée à la prise de ces psychotropes, autant chez les médecins qui les prescrivent que chez les patients qui leur font confiance - faute de se voir présenter des solutions alternatives, permettra d'éviter dans notre pays la répétition du triste scénario des tueries qui se sont produites aux Etats-Unis.



Mardi 6 Juillet 2010
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