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Crimes sous psychotropes


Manifestation de la Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme pour dénoncer les effets meurtriers de certaines drogues psychiatriques. Les faits divers montrent que ces médicaments sont très souvent impliqués dans des meurtres barbares.


Déjà en 1988 un fait divers sanglant impliquait des médicaments psychiatriques. C'est l'affaire de Sylvie Reviriego, une femme qui avait tué et dépecé sa meilleure amie. Pendant son procès, l'influence d'un cocktail de médicaments avait été évoqué, mais cette thèse n'avait pas été retenue. En effet, l'accusée prenait depuis plusieurs mois avant le meurtre des amphétamines et benzodiazépines à hautes doses. Le médecin qui lui avait prescrit ces différents médicaments a été sanctionné par le conseil de l'Ordre, et en 2001, deux experts judiciaires avaient mis en cause le traitement médicamenteux dans cette affaire.

Au moment des faits, les risques des médicaments psychiatriques étaient très peu dénoncés, et encore moins mis en cause dans des faits divers sanglants. De nos jours, les dangers de certains psychotropes soient de plus en plus révélés.

Nous avons pu observer dans les derniers mois que bon nombre de meurtres barbares étaient commis par des personnes sous l'emprise de drogues psychiatriques. Mohamed Merah par exemple, qui avait perpétré une série de crimes sanglants à Toulouse et à Montauban en début d'année, avait été en hôpital psychiatrique et avait reçu des traitements. James Holmes, le jeune homme qui avait tué 12 personnes dans un cinéma aux Etats-Unis en juillet, était suivi et traité par un psychiatre.

Il y a plusieurs millions de consommateurs de médicaments psychiatriques en France. Ils devraient être informés que ces drogues sont susceptibles d'entraîner des troubles de la personnalité, des comportements violents et suicidaires, ainsi que bien d'autres effets secondaires dangereux.

La Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme a été créée en France en 1974 pour dénoncer les abus psychiatriques. Elle effectue beaucoup d'actions de sensibilisation et de prévention sur ce sujet. De nombreuses victimes rentrent en contact avec l'association chaque semaine pour demander de l'aide.

Pour plus d'informations, visitez le site internet de la CCDH www.ccdh.fr, ou contactez-nous par téléphone au 01 40 01 09 70 ou par email à ccdh@wanadoo.fr.



Lundi 28 Décembre 2015
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Association loi 1901, la CCDH se donne pour objectif de faire respecter les droits de l'homme dans le domaine de la psychiatrie et de la santé mentale conformément à la Déclaration qu'elle a rédigée et qui explicite ces droits.

CCDH recueille ainsi des témoignages mais aussi des statistiques et des rapports sur les abus psychiatriques, tels que les internements abusifs, les traitements brutaux et destructifs (électrochocs, neuroleptiques...) ou les diagnostics frauduleux qui font sombrer des millions d'individus dans la spirale destructive de la psychiatrie. Les données sont ensuite utilisées afin de susciter une prise de conscience de la part des autorités et du public en général. Ainsi, des réformes ou de nouvelles lois peuvent être mises en place.