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Criminels et psychiatrie


Il est un fait malheureusement avéré que la plupart des grands criminels ont un passé psychiatrique et que beaucoup d'entre eux ont agi sous l'effet d'un traitement psychiatrique.


A l'été 2004, les médias ont largement commenté les meurtres de deux jeunes filles commis par un homme tout juste sorti de prison qui avait alterné séjours en hôpital psychiatrique et prison. Cet homme, au lourd passé psychiatrique avait été remis en liberté après avis d'un psychiatre.

En 2001, à Bordeaux, un homme ayant tué sauvagement un jeune garçon de 10 ans était un dangereux malade mental sous traitement. Dix jours avant son crime, il s'était rendu aux urgences de l'hôpital psychiatrique de Bordeaux avec sa compagne, parce qu'il sentait qu'il perdait le contrôle de lui-même. Résultat, les psychiatres de service ont interné la femme et ont laissé le futur tueur en liberté.
Peut-on trouver un meilleur et plus sinistre exemple d'incompétence professionnelle ? Les cas similaires où des psychiatres ont montré une réelle incompétence pour déterminer la dangerosité d'un individu sont multiples, comme sont multiples les affaires de crimes commis sous l'emprise d'une drogue psychotrope.

Peut-on reprocher aux psychiatres leur incompétence ? Pas forcément, mais on peut tout au moins leur reprocher leur arrogance et l'absence de pudeur avec laquelle ils s'expriment dans les médias, sans jamais s'interroger le moins du monde sur leurs propres responsabilités.

Il est plus que temps que la justice puisse évaluer cette responsabilité et éventuellement engager les poursuites contre des psychiatres par trop incompétents. La société ne peut plus accepter qu'une certaine catégorie jouisse de l'impunité totale concernant les conséquences de ses erreurs et de ses fautes.
Les psychiatres, à coup d'expertises manquées, de diagnostics aléatoires et de traitements aux conséquences imprévisibles jouent à la roulette russe avec la population dans son ensemble.

La Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme demande qu'une loi soit votée pour qu'enfin la responsabilité pénale des psychiatres soit examinée en cas de crime commis par des personnes suivies en psychiatrie ou sous traitement psychiatrique. C'est aujourd'hui le seul moyen d'éviter que des drames ne se répètent indéfiniment.




Jeudi 18 Novembre 2010
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Association loi 1901, la CCDH se donne pour objectif de faire respecter les droits de l'homme dans le domaine de la psychiatrie et de la santé mentale conformément à la Déclaration qu'elle a rédigée et qui explicite ces droits.

CCDH recueille ainsi des témoignages mais aussi des statistiques et des rapports sur les abus psychiatriques, tels que les internements abusifs, les traitements brutaux et destructifs (électrochocs, neuroleptiques...) ou les diagnostics frauduleux qui font sombrer des millions d'individus dans la spirale destructive de la psychiatrie. Les données sont ensuite utilisées afin de susciter une prise de conscience de la part des autorités et du public en général. Ainsi, des réformes ou de nouvelles lois peuvent être mises en place.