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La psychiatrie française viole la Constitution


Stand d'information de la Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme samedi 11 décembre 2010 de 14h à 15h Place Edmond Michelet (en face du Centre Pompidou) à Paris pour dénoncer un projet de loi liberticide.
Alors que la loi actuelle sur les hospitalisations psychiatriques vient d'être jugée anticonstitutionnelle, un projet de loi propose de mettre en place des traitements psychiatriques sous contrainte en dehors des hôpitaux. Cette loi est dangereuse car elle pourrait mettre la population française sous camisole chimique.


Aujourd'hui, un citoyen français peut être interné contre son gré en psychiatrie suite à la demande d'un proche, sans l'intervention de l'autorité-judiciaire. Cette dernière est pourtant gardienne de la liberté individuelle. La psychiatrie viole depuis des années cet article fondamental de la Constitution.

Ainsi, l'internement psychiatrique vient d'être jugé contraire à la Constitution française. Le Conseil Constitutionnel a dénoncé les procédures d'internements sous contrainte.

A partir du 1er août 2011, la psychiatrie devra faire appel à la justice pour prolonger au-delà de 15 jours un internement sous contrainte. Cette mesure devrait diminuer le nombre d'internements abusifs en France. Le nombre d'internement sous contrainte ne cessait d'augmenter depuis plus de 10 ans, et est aujourd'hui deux à trois fois plus élevé que dans certains pays européens.

La Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme, qui se bat depuis des années pour faire respecter les Droits de l'Homme en psychiatrie, se réjouit de cette décision.
Pour la première fois en France, la psychiatrie ne serra plus maître de notre liberté, et devra se soumettre à la justice.

Pourtant en parallèle, un projet de loi dangereux concernant les traitements psychiatriques devrait être proposé à l'Assemblée Nationale au printemps 2011. Cette loi liberticide voudrait instaurer des soins psychiatriques sous contrainte en ambulatoire. Cela signifie que n'importe quel citoyen pourra être contraint à recevoir des médicaments psychiatriques sans faire l'objet d'une hospitalisation.

Ce projet de loi est dangereux car il risque de mettre la population française sous camisole chimique. Des milliers de Français seront soumis aux innombrables effets secondaires néfastes des traitements psychiatriques, tels que la violence, les hallucinations, le coma, le suicide, etc.

Des milliers de victimes d'abus psychiatriques ont contacté la CCDH pour demander de l'aide et du soutien. L'association existe depuis plus de 35 ans en France pour dénoncer les internements et traitements abusifs en psychiatrie, et continuera son combat jusqu'à ce que les Droits de l'Homme soient entièrement respectés dans ce domaine.

Pour plus d'informations, visitez le site de CCDH www.ccdh.fr, ou contactez nous au 01 40 01 09 70, ou au 06 28 06 59 16, ou par email à ccdh@wanadoo.fr.



Dimanche 12 Décembre 2010
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Association loi 1901, la CCDH se donne pour objectif de faire respecter les droits de l'homme dans le domaine de la psychiatrie et de la santé mentale conformément à la Déclaration qu'elle a rédigée et qui explicite ces droits.

CCDH recueille ainsi des témoignages mais aussi des statistiques et des rapports sur les abus psychiatriques, tels que les internements abusifs, les traitements brutaux et destructifs (électrochocs, neuroleptiques...) ou les diagnostics frauduleux qui font sombrer des millions d'individus dans la spirale destructive de la psychiatrie. Les données sont ensuite utilisées afin de susciter une prise de conscience de la part des autorités et du public en général. Ainsi, des réformes ou de nouvelles lois peuvent être mises en place.

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