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Les anxiolytiques responsables du Drame de Millas ?


La Commission des Citoyens pour les droits de l'Homme (CCDH) dénonce les effets dévastateurs des anxiolytiques suite au drame survenu à Millas en décembre 2017.

Un procès est actuellement en cours suite au décès de 6 collégiens le 14 décembre dernier lors d'une collision mortelle entre un car scolaire et un TER.


D'après franceinfo, l'avocate des parties civiles, Maître Collard met en cause les médecins qui ont prescrit des somnifères à la conductrice du car. Deux experts médicaux ont été désignés par le juge d'instruction afin de déterminer si les médicaments ont eu une influence sur sa conduite.
 
Maître Collard aurait déclaré que : « Ce qui est important dans ce dossier, et pour tous les enfants de France qui montent dans des cars scolaire, c'est que des médecins puissent prescrire à quelqu'un qui conduit des enfants, des somnifères dont les effets secondaires sont très lourds. (…) Ce sont les médecins qui ont fait leur travail avec irresponsabilité, incompétence, manque de conscience professionnelle, qui sont les plus responsables. »
 
Dans un article de janvier 2018, BFM TV indique qu'une élève de quatrième ayant survécu à ce drame aurait déclaré : « J'ai vu que la barrière était fermée. Le bus l'a poussée. Elle s'est cassée. Le bus a continué à rouler doucement. Le train rouge est arrivé à ce moment. Ensuite, je ne me souviens plus de rien. »
 
Deux automobilistes présents de l'autre côté de la barrière affirmaient que celle-ci était fermée et que le bus aurait forcé le passage. L'enquête avait également révélé que des traces de frottement sur le devant du bus pourraient attester d'un choc avec une barrière fermée.
 
En avril 2017, dans son rapport « État des lieux de la consommation des benzodiazépines en France », l'ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) affirme que, malgré une baisse de la consommation, le nombre d'utilisateurs de benzodiazépines reste très élevé. Pourtant, l'ANSM rappelle que ces médicaments peuvent entraîner des effets indésirables tels que : perte de mémoire, altération des fonctions psychomotrices, troubles du comportement, insomnie, agitation, nervosité, idées délirantes, hallucinations, dépendance physique et psychique, etc..
 
De plus, l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament affirme que la prise de benzodiazépines entraîne une altération des capacités de conduite. Des études internationales montrent une augmentation de 60 à 80% du risque d'accidents. En France, une importante étude a été menée et il a été mis en évidence une augmentation hautement significative du risque d'accident chez les conducteurs exposés aux benzodiazépines.
 
Depuis 2005, une classification des substances actives susceptibles d'altérer les capacités à conduire un véhicule a été mise en place sous forme de pictogramme indiquant le niveau de risque. Le 13 mars 2017, tous les benzodiazépines ont été classés en niveau trois de danger, se traduisant par une incompatibilité majeure avec la conduite automobile.
 
Au vu de la dangerosité de cette classe de psychotropes, il n'est absolument pas normal qu'une personne consommatrice d'anxiolytiques aient pu prendre le volant d'un car scolaire et avoir la responsabilité de la vie de plusieurs adolescents. La CCDH alerte sur les effets secondaires de ces drogues.
Depuis sa création en 1974, la CCDH dénonce les effets secondaires des psychotropes ainsi que les traitements barbares et inhumains administrés au sein des hôpitaux psychiatriques français. L'association lutte pour le respect des droits humains en psychiatrie. Elle reçoit chaque semaine de nombreux témoignages de victimes de ces traitements.
 
Contact : 01.40.01.09.70
info@ccdh.fr
www.ccdh.fr



Mardi 16 Octobre 2018
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