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Manifestation contre les internements abusifs à Sainte-Marie de Nice


Une manifestation organisée par la Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme a eu lieu le samedi 29 janvier 2011 de 10h30 à 11h30 devant l'hôpital Sainte-Marie de Nice. Parmi les manifestants, plusieurs familles et victimes d'internements abusifs étaient présents, dont une mère qui se bat depuis plusieurs mois pour faire sortir sa fille internée de force à l'hôpital Sainte-Marie.
La CCDH dénonce les irrégularités et abus commis dans cet hôpital.


Manifestation contre les internements abusifs à Sainte-Marie de Nice
Une cinquantaine de manifestants étaient présents samedi 29 janvier devant l'hôpital Sainte-Marie de Nice pour dénoncer les abus psychiatriques commis dans cet établissement.

La Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme était accompagnée de plusieurs familles et victimes d'internements abusifs.
Parmi eux, une femme dont la jeune fille est séquestrée à l'hôpital Sainte-Marie. Cette mère de famille se bat depuis des mois pour faire sortir sa fille internée de force. Cette dernière subit les effets secondaires désastreux des fortes doses de psychotropes qui lui sont administrées de force. Des centaines de signatures ont été récoltées pour demander la sortie immédiate de cette adolescente.

Ce n'est malheureusement pas la seule victime de l'hôpital Sainte-Marie. En février 2005, un patient autiste de 31 ans meurt suite à un surdosage de neuroleptiques.

Il est évident que cet établissement commet des abus en psychiatrie.

En 2008, cet hôpital a effectué plus de 1570 internements de force, soit une augmentation de 21% depuis 1999 (source : rapports des CDHP).

De plus, ces internements ne respectent pas la loi.
La procédure d'hospitalisation sous contrainte la plus communément utilisée est l'hospitalisation à la demande d'un tiers (HDT). Celle-ci requiert la demande d'un proche ainsi que deux certificats médicaux. L'HDT en urgence requiert qu'un seul certificat médical, mais cette procédure doit être utilisée seulement de manière exceptionnelle et en cas de péril imminent.
Pourtant, à l'hôpital Sainte-Maire, 96% des HDT se font en urgence !

Cet hôpital ne reçoit pas non plus les visites de contrôles demandées par la loi. Le Préfet ainsi que le Président du Tribunal de Grande Instance doivent faire deux visites de contrôle par an, et le Procureur de la République 4 visites. Pourtant depuis 2007, le Procureur et le Préfet n'ont effectué aucune visite dans cet hôpital. Le Président de Tribunal de Grande Instance a fait une seule visite en 2009.

Cet établissement ne respecte pas la loi, n'est pas assez contrôlé par les autorités, et effectue de nombreux internements abusifs pouvant détruire des vies.

Cette situation est inacceptable. La CCDH a alerté toutes les autorités de la région à ce sujet.

La Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme dénonce depuis plus de 35 ans en France les violations des Droits de l'Homme en psychiatrie. L'association soutient de nombreuses familles et victimes d'abus psychiatriques dans la région, et continuera son combat pour qu'une enquête administrative et judiciaire soit effectuée à l'hôpital Sainte-Marie.

Pour plus d'informations, visitez le site de CCDH www.ccdh.fr, ou contactez nous au 01 40 01 09 70, ou au 06 28 06 59 16, ou par email à ccdh@wanadoo.fr.



Vendredi 30 Juin 2017
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Association loi 1901, la CCDH se donne pour objectif de faire respecter les droits de l'homme dans le domaine de la psychiatrie et de la santé mentale conformément à la Déclaration qu'elle a rédigée et qui explicite ces droits.

CCDH recueille ainsi des témoignages mais aussi des statistiques et des rapports sur les abus psychiatriques, tels que les internements abusifs, les traitements brutaux et destructifs (électrochocs, neuroleptiques...) ou les diagnostics frauduleux qui font sombrer des millions d'individus dans la spirale destructive de la psychiatrie. Les données sont ensuite utilisées afin de susciter une prise de conscience de la part des autorités et du public en général. Ainsi, des réformes ou de nouvelles lois peuvent être mises en place.