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Manifestation de la CCDH contre le Congrès français de psychiatrie samedi 1er décembre à 12h à Nantes


Une centaine de bénévoles de la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme manifestera contre la 10ème édition du Congrès français de psychiatrie le samedi 1er décembre 2018 de 12h à 13h30 à la Cité des Congrès de Nantes.


Selon les informations du site Transparence santé, plusieurs organisateurs du Congrès français de psychiatrie travaillent en étroite collaboration avec de nombreux laboratoires pharmaceutiques dont : Servier, Shire France, Lundbeck, Lilly France, Janssen-Cilag, Ostuka Pharmaceutical France, Astrazeneca, etc..
 
Le psychiatre Marc-Antoine CROCQ, vice-président du Congrès, a reçu 236 avantages représentant des dizaines de milliers d'euros, a participé à 150 conventions et a perçu une trentaine de rémunérations de la part de nombreux laboratoires pharmaceutiques.
 
Les médecins Frédéric ROUILLON et Patrice BOYER, secrétaires généraux du Congrès ont reçu, à eux deux, plus de 50 avantages et participé à une trentaine de conventions. La liste ne s'arrête pas là...
 
La 10ème édition du Congrès français de psychiatrie aura lieu du 28 novembre au 1er décembre 2018. Le premier jour du Congrès, un atelier sur le « savoir prescrire et présenter les ECT aux patients » aura lieu dans le but d'apprendre au personnel médical à mieux présenter les électrochocs afin que les patients et leurs familles soient moins réticents à recevoir des ECT (électroconvulsivothérapie -électrochocs).
 
La CCDH est scandalisée par un tel atelier faisant la promotion d'un traitement barbare causant des lésions irréversibles au cerveau et n'ayant aucune preuve scientifique de son efficacité. Des patients témoignent de pertes de mémoire importantes, de difficultés à parler et à marcher, certains sont même devenus de véritables légumes après avoir reçu une ou plusieurs séances d'électrochocs.
 
Par ailleurs, le psychiatre Ugo Cerletti, inventeur des électrochocs, a affirmé : « Lorsque j'ai vu la réaction du patient, je me suis dit : « Ça devrait être aboli. »
 
Un atelier aura également lieu au sujet du « TDAH de l'adulte » (Trouble de Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité). Ce « trouble mental » avait été ajouté dans le Manuel Diagnostique et Statistique des troubles mentaux (DSM, la bible de la psychiatrie) après un vote à mains levées de plusieurs psychiatres de l’association américaine de psychiatrie.
 
Le psychiatre et psychanalyste Patrick Landman a affirmé que : « Le TDAH n'existe pas scientifiquement : rien n'a été découvert, ni en génétique, ni en biochimie, ni en imagerie. »
 
Le psychothérapeute Gary Greenberg a déclaré que : « Les troubles font leur apparition dans le livre (DSM) de la même façon qu'une loi entre dans le Code pénal. Des gens les proposent, les discutent et votent. »
 
D'après le DSM, les caractéristiques d'un tel « trouble mental » chez les enfants sont :
  • « Remue souvent les mains ou les pieds ou se tortille sur son siège ; se lève souvent en classe ou dans d'autres situations où il est supposé rester assis ; a souvent du mal à attendre son tour ; souvent, court ou grimpe partout, dans les situations où cela est inapproprié ; souvent, parle trop ; interrompt souvent les autres ou impose sa présence. »
 
De telles caractéristiques peuvent concerner grand nombre d'enfants, si ce n'est pas tous. La réponse des laboratoires pharmaceutiques et de la psychiatrie face à ce soi-disant « trouble » est de prescrire un psychostimulant très puissant et proche de la cocaïne appelé Ritaline (le méthylphénidate étant le principe actif de cette drogue). Cette drogue qui est administrée aux enfants dès l'âge de 6 ans augmente le risque d’hypertension, peut entraîner de graves problèmes cardiaques, des idées et comportements suicidaires, etc.
 
Alors que cette « maladie » concernait jusqu'à présent majoritairement les enfants, les psychiatres veulent désormais l'étendre aux adultes... C’est un moyen d’augmenter le marché !
 
Les membres de la CCDH manifesteront donc devant les portes du Congrès français de psychiatrie à Nantes le 1er décembre prochain afin de montrer leur indignation quant aux abus psychiatriques. Les pratiques inhumaines et dégradantes de la psychiatrie doivent cesser.
 
La CCDH est une association spécialisée dans la protection des droits de l’Homme dans le domaine de la santé mentale. Elle reçoit chaque semaine des dizaines de témoignages de famille et de victimes abusées. Depuis plus de 40 ans, elle dénonce les pratiques inhumaines et dégradantes de la psychiatrie et œuvre pour le respect des droits et de la dignité des patients.
 
Pour toute information, contactez la Présidente de la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme au 01.40.01.09.70 ou par e-mail à : info@ccdh.fr
www.ccdh.fr



Mercredi 28 Novembre 2018
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Association loi 1901, la CCDH se donne pour objectif de faire respecter les droits de l'homme dans le domaine de la psychiatrie et de la santé mentale conformément à la Déclaration qu'elle a rédigée et qui explicite ces droits.

CCDH recueille ainsi des témoignages mais aussi des statistiques et des rapports sur les abus psychiatriques, tels que les internements abusifs, les traitements brutaux et destructifs (électrochocs, neuroleptiques...) ou les diagnostics frauduleux qui font sombrer des millions d'individus dans la spirale destructive de la psychiatrie. Les données sont ensuite utilisées afin de susciter une prise de conscience de la part des autorités et du public en général. Ainsi, des réformes ou de nouvelles lois peuvent être mises en place.