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Raid à vélos Paris - Rennes contre les abus psychiatriques !


La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme (CCDH) a organisé un raid à vélo de Paris à Rennes du 8 au 13 aout 2016 pour dénoncer les traitements inhumains et dégradants dans les hôpitaux psychiatriques français.


L’équipe a parcouru plus de 550 kms à vélo :

et manifesté devant les 8 établissements psychiatriques suivants :
 
  • le Centre hospitalier de Clermont (60),
  • l’hôpital psychiatrique du Rouvray à Sotteville-lès-Rouen (76),
  • le Centre hospitalier spécialisé de Navarre à Evreux (27),
  • le Centre hospitalier de l’Aigle (61),
  • le Centre psychiatrique de Caen (14),
  • la Fondation Bon Sauveur à Saint-Lô (50),
  • le Centre hospitalier Nord à Mayenne (53),
  • le Centre hospitalier G. Regnier, à Rennes (35).


Tout au long de son périple, l’équipe de la CCDH a dénoncé haut et fort les violations des droits de l’homme en psychiatrie et le non-respect de la loi en matière de procédures d’internements.

La CCDH a décidé de manifester devant ces hôpitaux car ils font partie des établissements qui utilisent majoritairement les procédures d’urgence ou de péril imminent pour interner sous contrainte (sources : rapports des Commissions Départementales des Soins psychiatriques).

Par exemple, dans l’Eure, plus de 90% des internements sont effectués selon ces procédures.
 
Or, selon la loi, ces mesures de contrainte doivent être utilisées à titre exceptionnel car elles présentent moins de garanties pour le patient.
 
En effet, en cas de péril imminent, un seul psychiatre peut décider de l’enfermement d’un citoyen, même si sa famille refuse l’hospitalisation. Alors que la personne hospitalisée n’a commis aucun crime ou délit, elle peut se voir priver de ses libertés les plus fondamentales sur la décision d’un seul psychiatre. Quant aux procédures d'urgence, celles-ci ne requièrent qu'un seul certificat médical, au lieu de deux pour les procédures habituelles.
 
La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme a rappelé que 6 373 hospitalisations sous contrainte ont été annulées par la justice en 2015. Cela signifie que plus de 6.000 citoyens ont été internés abusivement en une année …
 
Alors que des milliers de personnes se retrouvent hospitalisées contre leur gré, des dérives inquiétantes subsistent derrière les murs des hôpitaux, dérives qui nous rappellent les anciens asiles et nous laissent perplexes quant à la volonté de la psychiatrie de soigner ses patients.
 
Dans le dernier rapport du Contrôleur général des lieux de privation de libertés (CGLPL), de préoccupantes pratiques inhumaines et dégradantes ont été constatées dans les hôpitaux psychiatriques :
 
  • une généralisation du recours à l’isolement et à la contention, « alors même que leur efficacité thérapeutique n’est pas formellement prouvée » ;
  • des mesures de contention utilisées à titre punitif par les psychiatres ;
  • droit à une prise en charge médicale et aux soins somatiques bafoué ;
  • droit de recevoir des visites bafoué ;
  • droit au respect de la dignité bafoué (utilisation de chaises percées ou de seaux, patients qui sont maintenus attachés sans système d’appel, ce qui fait qu’ils n’ont pas d’autre possibilité que de faire leurs besoins sur eux, port du pyjama obligatoire ,etc.) ;
  • aucune activité autorisée en chambre d’isolement etc.
 
L’extrait ci-dessous du rapport démontre très clairement la situation alarmante dans les établissements psychiatriques :

« Des patients disent aux contrôleurs ressentir la menace de mise en chambre d’isolement s’ils ne se montrent pas suffisamment « dociles » avec les personnels soignants. Certains affirment prendre les médicaments pour ne pas être attachés. Le CGLPL reçoit régulièrement des courriers de patients relatant leur sentiment de dévalorisation lors de mise sous contrainte physique. Ces témoignages ainsi que ceux recueillis lors d’entretiens soulignent l’effet traumatisant pour les patients, le souvenir négatif qu’ils en gardent. »
 
La CCDH rappelle que plus de 70 000 séances d’électrochocs ont lieu chaque année en France.
 
Au cours de son périple à vélo, les membres de la CCDH ont rencontré de nombreuses victimes d’abus psychiatriques.
 
Au vu de ce constat, la Commission demande au gouvernement de suivre les recommandations du Contrôleur général des lieux de privation de libertés de façon à faire respecter les droits humains les plus fondamentaux et la loi dans les établissements psychiatriques.
 
L'association met la lumière sur l’opacité régnant dans les hôpitaux psychiatriques et continuera son combat jusqu’à que les droits de l’Homme soient enfin respectés dans un domaine où ils ont été, depuis fort longtemps, oubliés…
 

Voici ci-dessous les communiqués de presse précisant la situation spécifique à chacun des hôpitaux psychiatriques devant lesquels la CCDH a manifesté :



Voici ci-dessous des extraits de certains des médias obtenus :


Ouest France

9 aout 2016
 
« Vendredi, des membres de la commission des citoyens pour les droits de l'homme (CCDH) manifesteront devant le centre hospitalier de Mayenne, boulevard Paul Lintier, de 15 h30 à 16 h 15.
 
Cet organisme, créé aux États-Unis, en 1969, par l'Église de scientologie, s'applique à dénoncer les pratiques abusives liées aux internements en psychiatrie. La CCDH conduira des opérations similaires devant sept autres établissements psychiatriques, jusqu'au 13 août. »
 

Ouest France

11 aout 2016
 
« Ma mère est atteinte de la maladie de Lyme. Quand les premiers symptômes sont apparus, elle a été directement transférée en psychiatrie. » Comme Coralie Gamet, porte-parole du raid à vélo, beaucoup de membres de la commission des citoyens pour les droits de l'Homme ont adhéré à l'association après l'internement d'un proche.
 
De Paris à Rennes, la délégation condamne les internements sous contrainte et les conditions de vie des patients en psychiatrie. « Certains restent attachés sur leur lit pendant plusieurs jours, sans pouvoir aller aux toilettes », affirme Coralie Gamet qui réclame « plus de dignité et des droits fondamentaux ». »
 

La Dépêche

12 aout 2016
 
« Vélos posés, banderole déployée et mégaphone à fond, les cyclistes interpellent les passants. S'ils font halte devant l'hôpital de Navarre, ce n'est pas par hasard. D'après les chiffres dont ils disposent, « dans l'Eure, 90 % des hospitalisations sous contrainte se font par des procédures d'urgence, donc sans garantie des droits des patients, assure Coralie Gamet. Elles sont censées être exceptionnelles, pourtant je ne pense pas qu'il y ait plus de fous ici qu'ailleurs ».
 

Paris-Normandie

9 aout 2016

« Nous voulons rappeler la dangerosité de certains traitements à base de psychotropes et la nécessité de réformer le système de santé de façon à ce que la responsabilité des psychiatres soit engagée pour tout acte criminel commis par leurs patients sous l’emprise de ces produits », a déclaré Coralie Gamet, porte-parole de l’association. Après cette manifestation, les cyclistes sont allés déposer des fleurs en hommage au Père Hamel, poignardé dans son église par Adel Kermiche. Ce dernier avait été traité par le CHS du Rouvray, puis admis en hôpital de jour à Saint-Etienne-du-Rouvray. »

Ouest France

6 aout 2016
 
« La commission des citoyens pour les Droits de l'homme manifestera devant la Fondation Bon-Sauveur à Saint-Lô, jeudi 11août, à 16h. Elle veut mettre en lumière les traitements inhumains et dégradants, les Droits de l'homme bafoués et le non-respect de la loi en matière d'internements psychiatriques dans la Manche. « Plus de 85 % des internements sont effectués selon les procédures d'urgence ou de péril imminent. Or, selon la loi, ces procédures doivent être utilisées à titre exceptionnel car elles présentent moins de garanties pour le patient ».



Vendredi 19 Août 2016
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