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Un hôpital psychiatrique condamné suite au décès d'un patient



Stand d'informations de la Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme samedi 20 novembre 2010 de 13h30 à 15h Place Edmond Michelet à Paris (en face du centre Georges Pompidou) pour dénoncer les traitements psychiatriques.
L'hôpital psychiatrique Sainte-Marie à Nice vient d'être condamné à 5 000 € d'amende pour la mort d'un autiste, dû à un surdosage de neuroleptiques.


Le 1er février 2005, un autiste de 31 ans est mort à l'hôpital psychiatrique de Nice. L'autopsie révèle la cause de ce décès : un surdosage de neuroleptiques (un type de psychotropes). Un psychiatre avait ausculté la victime quelques heures avant son décès. Reconnu coupable fin octobre 2010, l'hôpital Sainte-Marie a été condamné à verser une amende symbolique de 5 000 €.

Cette catégorie de psychotropes, les neuroleptiques, entraîne de nombreux effets secondaires : problèmes cardiaques sévères, impuissance sexuelle, prise de poids, absence de menstruations, des dyskinésies (mouvements involontaires non contrôlés) pouvant survenir dans 40% des traitements, et des comportements suicidaires.

De nombreuses plaintes dans le monde ont été déposées pour dénoncer les dangers des neuroleptiques. Le laboratoire pharmaceutique Eli Lilly a indemnisé 28 000 personnes pour cesser les poursuites engagées par les nombreuses victimes.

Pourtant la consommation de médicaments psychotropes continue d'augmenter et touche une plus grande partie de la population, même les enfants.

Cette consommation risque de se multiplier avec l'arrivée d'une nouvelle loi réformant la psychiatrie en France.

En mai 2010, Madame Roselyne Bachelot a présenté un projet de loi qui mettra en place des soins psychiatriques obligatoires en dehors des hôpitaux. Contrairement à aujourd'hui où seule une personne hospitalisée peut recevoir de force des traitements psychiatriques, n'importe quel citoyen français pourra être contraint à recevoir des « soins ». Il devra se rendre à l'hôpital pour recevoir des psychotropes, et s'il ne se présente pas, il sera interné.

Cette mesure est dangereuse pour nos libertés et droits fondamentaux.

Si cette loi est votée, elle augmentera la consommation de ces produits dangereux, les psychotropes. En conséquence les décès dus à la prise de ces médicaments seront multipliés.

Cette loi ne doit pas être votée.

La Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme a été créée en 1974 en France pour dénoncer les abus en psychiatrie. L'association est contactée par de nombreuses victimes des traitements psychiatriques.

Pour plus d'informations, visitez le site de CCDH www.ccdh.fr, ou contactez nous au 01 40 01 09 70, ou au 06 28 06 59 16 ou par email à ccdh@wanadoo.fr.



Jeudi 18 Novembre 2010
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Association loi 1901, la CCDH se donne pour objectif de faire respecter les droits de l'homme dans le domaine de la psychiatrie et de la santé mentale conformément à la Déclaration qu'elle a rédigée et qui explicite ces droits.

CCDH recueille ainsi des témoignages mais aussi des statistiques et des rapports sur les abus psychiatriques, tels que les internements abusifs, les traitements brutaux et destructifs (électrochocs, neuroleptiques...) ou les diagnostics frauduleux qui font sombrer des millions d'individus dans la spirale destructive de la psychiatrie. Les données sont ensuite utilisées afin de susciter une prise de conscience de la part des autorités et du public en général. Ainsi, des réformes ou de nouvelles lois peuvent être mises en place.

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