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Une fois de plus, un suicidaire avait des antécédents psychiatriques.


Vendredi soir 29 janvier, à la station Bibliothèque-François-Mitterrand à Paris, un homme de 40 ans s'est jeté sous les rails du RER C qui entrait en gare, en entraînant volontairement avec lui en homme de 24 ans qui attendait sur le quai.


Le suicidaire avait été condamné pour violences, et, suite à cela, avait été interné d'office pendant trois ans dans un établissement psychiatrique . A sa sortie, il était censé suivre un traitement de manière stricte, or en fait il ne le suivait plus.

Là encore, on peut se poser la question malheureusement habituelle : y a-t-il vraiment un suivi des personnes qui sortent des établissements psychiatriques? Dans le cas présent, on ne peut que constater le résultat des trois ans passées en établissement psychiatrique : un suicide et un meurtre...

Certaines personnes, mal informées sur les dangers des psychotropes, diront : oui mais c'est normal puisqu'il ne prenait plus son traitement ! Le problème, justement, c'est que les psychotropes qui forment la base de tout traitement psychiatrique sont bien connus pour provoquer le "passage à l'acte" : suicide ou agressivité. Et, de plus, cette personne avait arrêté son traitement : c'est comme si un drogué se retrouvait en manque.

Cela fait des années que sont connus les effets néfastes des psychotropes, et pourtant ils sont toujours prescrits dans les établissements psychiatriques : pourquoi ?



Mardi 9 Février 2010
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La Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme - CCDH

Association loi 1901, la CCDH se donne pour objectif de faire respecter les droits de l'homme dans le domaine de la psychiatrie et de la santé mentale conformément à la Déclaration qu'elle a rédigée et qui explicite ces droits. CCDH recueille ainsi des témoignages mais aussi des statistiques et des rapports sur les abus psychiatriques, tels que les internements abusifs, les traitements brutaux et destructifs (électrochocs, neuroleptiques...) ou les diagnostics frauduleux qui font sombrer des millions d'individus dans la spirale destructive de la psychiatrie. Les données sont ensuite utilisées afin de susciter une prise de conscience de la part des autorités et du public en général. Ainsi, des réformes ou de nouvelles lois peuvent être mises en place.