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Une loi anticonstitutionnelle ?


Paris, le 16 novembre 2010 : Maître Corinne VAILLANT (avocat du Groupe Information Asile) et Maître Ricard (avocat d'une victime contestant son internement à la demande d'un tiers) ont argumenté devant le Conseil Constitutionnel, dans le cadre d’une QPC (Question Prioritaire de Constitutionalité).


Ils ont demandé la reconnaissance de l’inconstitutionnalité et l’abrogation de la loi du 27 juin 1990 (loi régissant les internements psychiatriques) et la nécessité de l’intervention obligatoire d’un Juge judiciaire avant toute décision d’hospitalisation sous contrainte.

Ils remettent en cause :
- le principe d'obligation de soins, "soins" dégradants ayant des effets secondaires irréversibles
- le manque de recours judiciaires pour le refus de soins
- le manque d'accès du patient à l'information (accès aux certificats médicaux, à la décision d'internement etc.)

La CCDH, association luttant pour le respect des droits de l'homme en psychiatrie, soutient totalement cette initiative.

Rendez-vous sur le site du Conseil Constitutionnel pour visionner la vidéo de l'audience :
www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/acces-videos/decisions/2010/affaire-n-2010-71-qpc.50569.html

La décision du Conseil Constitutionnel sera rendue publique le 26 novembre 2010 à 11h.



Lundi 22 Novembre 2010
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Association loi 1901, la CCDH se donne pour objectif de faire respecter les droits de l'homme dans le domaine de la psychiatrie et de la santé mentale conformément à la Déclaration qu'elle a rédigée et qui explicite ces droits.

CCDH recueille ainsi des témoignages mais aussi des statistiques et des rapports sur les abus psychiatriques, tels que les internements abusifs, les traitements brutaux et destructifs (électrochocs, neuroleptiques...) ou les diagnostics frauduleux qui font sombrer des millions d'individus dans la spirale destructive de la psychiatrie. Les données sont ensuite utilisées afin de susciter une prise de conscience de la part des autorités et du public en général. Ainsi, des réformes ou de nouvelles lois peuvent être mises en place.