Lettre ouverte de la CCDH aux organisateurs et orateurs du Congrès de l’Encéphale 2026
À l’attention de Mesdames, Messieurs les organisateurs et orateurs du Congrès de l’Encéphale 2026 – Palais des Congrès – Paris
Paris, le 8 janvier 2026
Objet : Inquiétudes majeures de la Commission des citoyens pour les droits de l’homme concernant le programme et les liens d’intérêts du Congrès de l’Encéphale 2026
Mesdames, Messieurs,
En tant que présidente de la Commission des citoyens pour les droits de l’homme (CCDH), association dédiée à la défense de la dignité et des droits fondamentaux des personnes en psychiatrie, il apparaît nécessaire de vous faire part de notre profonde préoccupation à la lecture du programme du Congrès de l’Encéphale 2026, qui se tiendra du 21 au 23 janvier 2026 au Palais des Congrès de Paris.
Votre congrès se présente comme un rendez‑vous majeur de la psychiatrie francophone, placé sous le thème « Voyage intérieur » et placé sous le haut patronage du Président de la République, ce qui lui confère une légitimité et une influence considérables sur les pratiques cliniques, les prescriptions et les orientations de la santé mentale en France.
Or, une analyse attentive de votre programme, de ses thématiques et de ses modalités de financement met en lumière une convergence préoccupante :
- une place centrale accordée aux psychotropes (psychostimulants, antidépresseurs, antipsychotiques, benzodiazépines, psychédéliques comme la kétamine/eskétamine) ;
- un rôle déterminant de l’industrie pharmaceutique dans le sponsoring et l’organisation de nombreux symposia ;
- une quasi‑absence de la parole des victimes d’abus psychiatriques, des associations de défense des droits de l’homme, et des approches non médicamenteuses pourtant recommandées par l’ONU et l’OMS.
Dans ce contexte, la CCDH souhaite attirer votre attention sur plusieurs points particulièrement graves.
- Un congrès fortement financé et orienté par l’industrie pharmaceutique
Votre programme officiel et le programme détaillé montrent qu’un nombre significatif de sessions sont des « symposiums » ou événements clairement identifiés comme sponsorisés par des laboratoires pharmaceutiques :
- symposium Lundbeck sur la dépression ;
- symposium Teva sur la schizophrénie ;
- symposiums d’autres firmes (EMEIS, etc.), notamment sur l’alcool, les troubles bipolaires ou les stratégies pharmacologiques « innovantes ».
Ce mode de financement n’est pas neutre : il oriente les thèmes privilégiés (futur des psychotropes, nouvelles molécules, optimisation des prescriptions, extension des indications) et marginalise de fait les approches non médicamenteuses, pourtant au cœur des recommandations internationales. [6][12][11]
Au niveau international, de nombreuses études ont montré que les congrès financés par l’industrie tendent à sur‑représenter les messages favorables aux médicaments du sponsor et à minimiser les effets indésirables graves ou les alternatives non pharmacologiques, ce qui pose un problème majeur de conflit d’intérêts dès lors que ces messages influencent la formation continue des praticiens. [10][11]
Dans ces conditions, il est particulièrement préoccupant que votre site ne mette pas en avant, de façon claire et accessible au grand public, une liste exhaustive des liens d’intérêts individuels des intervenants avec l’industrie pharmaceutique, alors même que les standards internationaux de transparence imposent une telle information. [9][1]
La CCDH vous demande explicitement :
- de publier de manière détaillée et accessible les liens d’intérêts de tous les membres du comité scientifique, des orateurs et des organisateurs avec les laboratoires pharmaceutiques ; [9]
- de garantir que des sessions non sponsorisées, indépendantes de l’industrie, soient consacrées aux risques, aux effets indésirables graves et aux alternatives non médicamenteuses. [13][12]
- Psychostimulants : banalisation d’un marché en pleine expansion
Votre programme comprend des sessions dédiées à la prescription des psychostimulants, notamment chez l’enfant et chez l’adulte, avec comme objectif pédagogique explicite de « résumer les modalités de prescription des psychostimulants en psychiatrie de l’enfant et de l’adulte » et de traiter « les cas complexes et hors AMM ». [4][5][7]
Cette approche intervient dans un contexte où :
- les prescriptions de psychotropes chez les enfants et adolescents (antidépresseurs, antipsychotiques, psychostimulants) ont connu en France une hausse spectaculaire sur la période récente, avec des augmentations de plusieurs dizaines de pourcents pour certains classes de médicaments, bien supérieures à celles observées chez les adultes ; [1][14][11]
- au plan international, la littérature scientifique souligne l’extension de l’usage de psychotropes à des tranches d’âge de plus en plus jeunes, sans augmentation équivalente de la prévalence des troubles psychotiques ou dépressifs sévères, ce qui interroge fortement le caractère médicalement justifié de cette inflation de prescriptions. [10][15]
Une étude de revue sur les psychotropes chez les jeunes montre que, malgré un champ d’indications relativement étroit, les médicaments comme le méthylphénidate ou les antidépresseurs de type ISRS sont de plus en plus utilisés pour un large spectre de symptômes, avec des données de sécurité et d’efficacité souvent limitées à court terme et lacunaires à long terme. [10][11]
Parallèlement, il est notoire que le marché mondial des psychostimulants pour le TDAH représente plusieurs milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel pour l’industrie pharmaceutique, ce qui crée un puissant incitatif économique à élargir les diagnostics et à prolonger les traitements, y compris chez les adultes et les populations vulnérables (enfants, personnes âgées, personnes en situation de handicap). [10][15]
Dans ce contexte, la CCDH considère comme extrêmement préoccupant qu’un congrès de référence consacre des sessions à la prescription des psychostimulants, y compris « hors AMM », sans organiser parallèlement un débat contradictoire incluant :
- les données sur la dépendance, les risques cardiovasculaires, les effets sur le développement cérébral ;
- l’impact de ces prescriptions sur la scolarité, la stigmatisation et la perception de l’enfant « normal » ;
- les alternatives éducatives, sociales et pédagogiques. [10][7][1]
- Psychédéliques, kétamine/eskétamine : un marché « émergent » présenté comme un progrès
Votre programme met en avant plusieurs communications consacrées aux psychédéliques ou apparentés, en particulier la kétamine et l’eskétamine dans la dépression résistante, avec des présentations telles que :
- « Mystical Experience Induced in Esketamine Treatment: A Real-World Observational Study » ;
- études sur l’« utilisation en France de l’eskétamine chez les ≥ 65 ans » ;
- travaux sur la variabilité pharmacocinétique de la kétamine et de l’eskétamine dans la dépression. [5]
Or ces molécules, présentées comme des innovations thérapeutiques porteuses d’« espoir », sont aussi au cœur d’un marché pharmaceutique naissant extrêmement lucratif, avec des prix élevés par traitement, des campagnes de communication agressives et des données de sécurité à long terme très limitées. [5][10]
Des revues scientifiques signalent :
- un risque d’abus et de dépendance ;
- des effets dissociatifs et des expériences subjectives intenses dont l’interprétation reste controversée ;
- des incertitudes majeures sur l’efficacité à long terme et les rechutes après arrêt du traitement. [10][15]
La mise en avant de ces produits dans un contexte de congrès fortement sponsorisé par l’industrie fait craindre que les enjeux commerciaux (conquête d’un « nouveau marché » de la dépression résistante, y compris chez des personnes âgées fragiles) ne prennent le pas sur le principe de précaution, l’information loyale du patient et l’exigence de consentement libre et éclairé. [5][9]
La CCDH vous demande :
- d’organiser des sessions contradictoires sur les risques, les limites et les enjeux financiers de ces traitements ;
- de faire intervenir des experts indépendants n’ayant aucun lien avec les firmes commercialisant la kétamine/eskétamine ;
- de rappeler systématiquement aux participants le caractère expérimental et controversé de ces approches, en particulier chez les personnes âgées. [5][13][10]
- Benzodiazépines, antidépresseurs, psychotropes : violence, suicides et risques graves
Alors que vos thématiques incluent la pharmacothérapie des troubles anxieux et des troubles de l’humeur, le congrès semble accorder relativement peu de place aux risques graves associés à la consommation massive de benzodiazépines et d’autres psychotropes. [5][6][7]
Pourtant, de nombreuses publications pointent un lien préoccupant entre la prise de psychotropes (notamment ISRS et certains anxiolytiques) et :
- une augmentation des idées suicidaires et des comportements suicidaires chez les adolescents et jeunes adultes, ce qui a conduit la FDA et l’Agence européenne du médicament à imposer des avertissements renforcés ; [10][16][17]
- des comportements agressifs, des accès de violence et des actes parfois dramatiques chez des personnes qui n’avaient pas d’antécédents de violence avant la mise sous traitement, y compris des cas d’homicides et de violences graves corrélés à la prise de psychotropes. [16][17]
Une revue récente des comportements violents chez les enfants et adolescents souligne que la prise de psychotropes est associée à un risque accru d’hostilité, de comportements agressifs et d’idées suicidaires, et appelle à des recherches approfondies sur ce lien, compte tenu de l’augmentation massive des prescriptions dans ces tranches d’âge. [16][11]
En France, des travaux récents montrent une hausse continue des prescriptions d’anxiolytiques et d’autres psychotropes chez les enfants de 6 à 12 ans, parallèlement à une prudence accrue vis‑à‑vis des benzodiazépines, précisément en raison des risques de désinhibition, de passage à l’acte et de surdosage volontaire en cas d’idées suicidaires. [14]
La CCDH considère comme inacceptable qu’un congrès de cette importance n’accorde pas une place centrale à ces données, et ne propose pas de session spécifiquement consacrée :
- aux liens entre psychotropes et comportements violents ou suicidaires ;
- aux stratégies de réduction et d’arrêt progressif des benzodiazépines et autres psychotropes ;
- aux témoignages de victimes et de familles confrontées à ces effets indésirables graves. [10][14][16]
- Explosion des prescriptions chez tous les publics : un signal d’alerte ignoré
Au‑delà des enfants et adolescents, plusieurs rapports internationaux et nationaux rappellent que :
- l’usage des psychotropes (antidépresseurs, anxiolytiques, antipsychotiques, hypnotiques, psychostimulants) reste très élevé dans la population générale française, avec plusieurs millions de personnes exposées ; [1][14][11]
- les prescriptions chez les enfants et adolescents ont augmenté beaucoup plus vite que chez les adultes, avec des hausses de plus de 3% par an pour certains antipsychotiques, et un doublement des antidépresseurs dans certains pays en moins de 15 ans ; [10][11]
- les prescriptions de psychotropes aux très jeunes enfants (moins de 5 ans) ont été multipliées par dix pour certaines molécules dans certains pays, ce qui interpelle gravement sur la prudence des prescripteurs. [16][11]
Ces tendances montrent que la psychiatrie contemporaine s’oriente vers une médicalisation toujours plus large des souffrances humaines, au détriment d’approches éducatives, sociales, psychologiques et environnementales. [10][11][1]
Pourtant, votre congrès, tout en abordant « le futur des psychotropes » et « les grandes mutations sociétales impactant la santé mentale », ne semble pas traiter de manière frontale et contradictoire cette explosion de la consommation de médicaments psychotropes, ni les enjeux économiques colossaux qui y sont associés pour l’industrie pharmaceutique. [6][12][7]
- Absence des victimes, silence sur les abus et sur la contrainte
Comme pour d’autres congrès de psychiatrie, nous constatons une absence quasi totale de la parole des victimes d’abus psychiatriques, des familles et des associations indépendantes de défense des droits de l’homme. [1][12]
Les hospitalisations sans consentement, l’isolement, la contention, les traitements imposés, les effets secondaires graves, les médications au long cours sans information loyale sur les risques, ne semblent pas faire l’objet de sessions dédiées et contradictoires, alors même que les rapports du Contrôleur général des lieux de privation de liberté et de diverses instances internationales dénoncent l’ampleur et la gravité de ces pratiques. [1][14][17]
Un congrès qui se présente comme un lieu de réflexion sur « l’état de l’art » et « les données de la science » ne peut ignorer les milliers de personnes qui subissent chaque année hospitalisations forcées, contentions, isolements et prescriptions lourdes sans consentement libre et éclairé, parfois en violation des normes internationales relatives à l’interdiction des traitements inhumains et dégradants. [1][10][17]
Il est particulièrement choquant que des sessions soient consacrées à l’optimisation des prescriptions ou à la promotion de nouvelles molécules sans qu’un espace équivalent soit offert aux personnes qui vivent les conséquences parfois dévastatrices de ces pratiques. [1][5][7]
- Recommandations de l’ONU et de l’OMS : alternatives non médicamenteuses et respect du consentement
Les Nations unies, par l’intermédiaire du Rapporteur spécial sur la torture et des organes de suivi des droits de l’homme, ont rappelé à plusieurs reprises :
- que l’usage forcé de traitements psychiatriques, y compris de médicaments psychotropes, peut constituer un traitement cruel, inhumain ou dégradant ;
- que les États doivent développer des alternatives non coercitives et non médicamenteuses et garantir un véritable consentement libre et éclairé des personnes, y compris en situation de handicap psychosocial. [1][10][17]
L’Organisation mondiale de la santé, dans ses récentes orientations sur les services de santé mentale, insiste également sur :
- la priorité à donner aux approches communautaires, psychosociales et fondées sur le respect des droits de l’homme ;
- la nécessité de limiter drastiquement les interventions coercitives et le recours aux psychotropes comme solution de première intention. [1][10][11]
Votre programme 2026, en dépit de quelques thématiques potentiellement plus nuancées (psychothérapies, réflexions éthiques, discussions sur la « vocation » du psychiatre), semble globalement en décalage avec ces recommandations, en consacrant une place centrale aux psychotropes, à leurs extensions d’indications et à de nouvelles molécules, sans organiser systématiquement des débats contradictoires axés sur les droits fondamentaux. [6][12][7]
- Nos demandes aux organisateurs du Congrès de l’Encéphale
Au regard de ces constats, la Commission des citoyens pour les droits de l’homme vous adresse les demandes suivantes : [1][4][5]
- Transparence et conflits d’intérêts
- Publication détaillée, sur le site du congrès, des liens d’intérêts de tous les orateurs, organisateurs et membres des comités avec l’industrie pharmaceutique et les promoteurs d’essais cliniques. [9]
- Identification claire et visible de toutes les sessions sponsorisées (symposia de firmes, ateliers financés, etc.) pour que les participants et le public puissent apprécier l’influence des sponsors sur le contenu. [5][8]
- Intégration de la société civile et des victimes
- Organisation de sessions spécifiques consacrées aux droits fondamentaux des personnes en psychiatrie, aux abus, aux hospitalisations sans consentement, à l’isolement et à la contention, en partenariat avec des associations indépendantes dont la CCDH. [1][14]
- Invitation de victimes d’abus psychiatriques et de leurs familles à témoigner dans le cadre du congrès, afin que leur expérience soit entendue au même titre que les exposés scientifiques. [1][10]
- Réexamen critique des psychotropes
- Organisation de débats contradictoires sur :
- la prescription de psychostimulants chez les enfants, adolescents, adultes et personnes âgées ;
- l’usage des psychédéliques, de la kétamine/eskétamine et autres substances expérimentales ;
- les risques de violence, de suicides, d’addictions et d’effets indésirables graves liés aux benzodiazépines, antidépresseurs et autres psychotropes. [5][10][16]
- Présentation de données indépendantes sur l’augmentation des prescriptions et les enjeux financiers pour l’industrie pharmaceutique. [10][11][15]
- Priorité aux alternatives non médicamenteuses
- Mise en avant, en conformité avec les recommandations de l’ONU et de l’OMS, d’approches non médicamenteuses, éducatives, sociales et psychothérapeutiques comme première intention, notamment pour les enfants, les adolescents, les personnes âgées et les personnes en situation de handicap. [1][10][11]
- Engagement à inclure dans chaque session à forte dominante pharmacologique un intervenant indépendant présentant les alternatives non médicamenteuses et les risques associés aux traitements. [6][12]
- Renforcement effectif du consentement libre et éclairé
- Élaboration, en lien avec des juristes et des associations de défense des droits, de recommandations pratiques pour garantir une information complète, loyale et compréhensible sur les bénéfices et les risques des psychotropes, y compris les risques de violence, de suicide et de dépendance. [1][10][16]
- Intégration dans le programme de modules de formation continue sur le consentement libre et éclairé, les droits des patients et les voies de recours en cas d’abus. [13][18]
Notre objectif n’est pas de nier la souffrance psychique ni de disqualifier par principe tous les professionnels présents à ce congrès, dont certains portent certainement des messages de vigilance et de prudence que nous saluons lorsqu’ils existent. [1][12]
Il est en revanche de rappeler que la santé mentale ne peut se construire durablement au prix de la dignité, de la liberté et de l’intégrité des personnes, et que l’alliance objective entre une psychiatrie de plus en plus médicamenteuse et une industrie pharmaceutique en quête de marchés toujours plus larges fait peser un risque majeur sur les droits fondamentaux.
Nous restons disponibles pour un échange direct avec vous, avant, pendant ou après le congrès, afin de présenter nos observations plus en détail et de travailler, si vous le souhaitez, à l’élaboration de garanties concrètes pour la protection des droits fondamentaux des personnes en psychiatrie.
Dans l’attente de votre réponse écrite et d’engagements clairs en ce sens, veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de ma considération distinguée.
Mylène ESCUDIER
Présidente
Lettre ouverte aux organisateurs et orateurs du Congrès encephale
Sources
[2] Congrès de l’Encéphale 2026 https://www.encephale.com/Congres/Congres-de-l-Encephale-2026
[3] Informations pratiques du Congrès de l’Encéphale 2026 https://www.encephale.com/Congres/Congres-de-l-Encephale-2026/Informations-pratiques
[4] Programme du congrès de l’Encéphale 2026 https://www.encephale.com/Congres/Congres-de-l-Encephale-2026/Programme-2026
[5] PROGRAMME FINAL https://www.encephale.com/content/download/190006/4595262/file/encephale-2026-programme.pdf
[6] ENCEPHALE https://www.avluni.fr/salons/congres-encephale
[7] Le Congrès de l’Encéphale https://www.encephale.com/Congres
[8] ENCEPHALE 2026 : Programme – Europa Organisation https://interactive-programme.europa-organisation.com/encephale2026/programme.php?schedule=sponsored
[9] Partenaires de l’Encéphale 2026 https://www.encephale.com/Congres/Congres-de-l-Encephale-2026/Partenaires
[10] The impact of prescribed psychotropics on youth – PMC https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC2100041/
[11] Little evidence to back widespread prescribing of mood … https://bmjgroup.com/little-evidence-to-back-widespread-prescribing-of-mood-altering-drugs-to-children-for-mental-health-issues/
[12] L’édito du Congrès de l’Encéphale par Raphaël Gaillard https://www.encephale.com/Actualites/Edito/L-edito-du-Congres-de-l-Encephale-par-Raphael-Gaillard
[13] Ebac – Congrès de l’Encéphale 2026 https://www.encephale.com/Congres/Congres-de-l-Encephale-2026/accreditation-EBAC
[14] Mental Health Care Utilization and Prescription Rates … https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11707635/
[15] Continuing Increase in Stimulant Dependence – Time to Implement … https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9234894/
[16] Child and Adolescent Violent Behavior and Psychotropic … https://clinmedjournals.org/articles/jfmdp/journal-of-family-medicine-and-disease-prevention-jfmdp-11-161.php?jid=jfmdp
[17] Suicidal behaviour linked to mental health drugs – CORDIS https://cordis.europa.eu/article/id/90892-suicidal-behaviour-linked-to-mental-health-drugs
[18] Formation du congrès de l’Encéphale 2026 https://www.encephale.com/Congres/Congres-de-l-Encephale-2026/Formation
[19] Programme de Développement Professionnel Continu de … https://www.encephale.com/Congres/Congres-de-l-Encephale-2026/Programme-DPC
[20] Congres Encéphale 2026 https://ofpn.fr/agenda/68c3d22c6fdc4205468d62bc
